Le titre est provocateur, mais il n’y aura pas de suspense. A la question Faut-il une dictature verte ? Antoine Buéno répond par la négative. Faut-il refermer le livre tout de suite ? Ce serait bien dommage. Antoine Buéno expose sa méthode : il met de côté tous les interdits éthiques pour examiner la transition écologique et se demander si une dictature verte est nécessaire pour la réussir.
Avec son essai Marketing, l’indispensable transition économique et sociétale, Bertrand Espitalier part d’un constat simple : le marketing et la communication ont un impact sur l’émergence de nouveaux désirs, de nouvelles habitudes et de nouvelles exigences en matière de consommation. Il provoque une surconsommation, qui entraîne une surexploitation des ressources et de la production de déchets.
Depuis 1800, l’activité humaine ponctionne l’environnement. Les hommes ont longtemps nié leur impact, croyant à une croissance infinie. Raisonner de la sorte n’est aujourd’hui plus tenable. L’Accord de Paris en 2015 a provoqué une prise de conscience. Mais sa mise en œuvre et sa réussite supposent que sa réalisation soit universelle. Ce qui est encore loin d’être le cas.
Il existe un paradoxe : notre imagination semble avoir été mise au service de notre propre extinction. Et pourtant elle demeure la seule faculté suffisamment radicale qui nous permettrait de franchir un cap, à condition qu’elle s’accompagne de courage et d’actes.Tout commence ici