Le livre d’Anselm Jappe est un pamphlet. Le ton est frontal, sans compromis. Il ne s’agit pas d’accompagner la transition écologique, mais d’en démonter les illusions.
La transition écologique promise par les gouvernements n’aurait ainsi pas pour objectif de sauver l’environnement, mais le capitalisme lui-même.
Comment Emmanuel Druon a-t-il réussi à redresser Pocheco, alors que le fabricant d’enveloppes et d’emballages écologiques, implanté à Forest-sur-Marque, dans les Hauts-de-France, était en perdition ? Il a instauré un nouveau modèle, l’écolonomie. Un mot contraction d’écologie et d’économie qui dit bien ce qu’il veut dire : produire de façon écologique.
Un autre modèle d’entreprise est possible. Sylvain Breuzard, Pdg du spécialiste des services numériques norsys, estime qu’il y a urgence à changer de modèle de production car l’homme est devenu un prédateur de sa propre descendance.
Depuis 1800, l’activité humaine ponctionne l’environnement. Les hommes ont longtemps nié leur impact, croyant à une croissance infinie. Raisonner de la sorte n’est aujourd’hui plus tenable. L’Accord de Paris en 2015 a provoqué une prise de conscience. Mais sa mise en œuvre et sa réussite supposent que sa réalisation soit universelle. Ce qui est encore loin d’être le cas.